Le chien spécialisé dans la recherche de produits accélérants est un complément dans la recherche d'éléments indiquant qu'il s'agit d'un incendie criminel ou non. Il désigne précisément l'endroit où a été utilisé des accélérants, réduisant ainsi le nombre d'échantillons qui doivent être rassemblés et examinés en laboratoire. Il distingue le parfum des différentes variétés de substances employées pour allumer le feu. De ce fait, le chien permet de gagner du temps et de l'argent.

Le programme de formation de chien incendie a été conçu en 1986 aux Etats-Unis, quand le premier canidé au monde, qui s'appelait Mattie, a été formé par M. Jim Butterworth de l'état du Connecticut, avec le concours des sapeurs pompiers du Niagara. Mattie était de race Labrador et de couleur noir. Les essais ont montré qu'elle pourrait détecter 17 odeurs différentes.

Outre la recherche proprement dite sur lieu d'incendie (foyer d'accélérants), cette formation permet la détection de personnes incendiaires, découverte de piste ou quête d'objets (ayant servis pour la mise à feu), et fouille de véhicules.

En Suisse, cette spécialisation débute à peine. Jérome et Ygor sont les premiers éléments de la Gendarmerie vaudoise à s'être lancés dans cette fonction. Le 7 mars 2007, le binôme a été certifié avec brio (voir "K-9 News") par les spécialistes de la brigade canine belge. Depuis, les interventions se multiplient, prouvant ainsi qu'il y avait une réelle attente des inspecteurs de la brigade des incendies. (voir également "Nos statistiques")
Le conditionnement de base du chien d'incendie est également réalisé par la méthode SOKKS.

Les interventions sur les lieux d'incendies sont souvent périlleuses car les bâtiments peuvent s'effondrer à tout instant. En raison de cela, comme sur cette image prise lors d'une recherche réelle dans le canton de Vaud, le chien doit être à l'aise dans toutes les situations et il appartient à son maître de faire parfois preuve d'ingéniosité pour atteindre la zone d'investigation...